6 réflexes écologiques à adopter au restaurant

6 réflexes écologiques à adopter au restaurant

Aller au restaurant, c’est passer un bon moment et déguster des bons plats que l’on ne ferait pas chez soi. Mais pas question d’oublier ses bonnes habitudes prises à la maison. Certains gestes écologiques peuvent aussi être appliqués au restau. En voici 6.

Prendre le plat du jour

Nombreux sont les restaurants à proposer un plat du jour. Si vous le voyez à la carte, choisissez-le car ce dernier est généralement préparé avec des produits frais et de saison.

Préférer des plats avec des ingrédients locaux et de saison

Si le plat du jour affiché à la carte ne vous plaît pas, tournez-vous alors vers des plats préparés avec des produits de saison. Exit les assiettes de tomates mozzarella en plein hiver ! Pour vous faire une idée, une tomate hors saison, poussant sous serre, émettrait 6 fois plus de CO2 qu’une tomate de saison ! Si les ingrédients sont locaux, c’est encore mieux. Pour vous aider dans votre choix, n’hésitez pas à demander au restaurateur.

Éviter la viande et les poissons issus de la surpêche

On le sait : on consomme trop de viande. Et cette surconsommation impacte l’environnement. La filière de la viande contribue en effet de façon importante aux émissions de gaz à effet de serre. Selon la FOA, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’élevage serait à l’origine de 18% des émissions de gaz à effet de serre et de 8% de la consommation d’eau mondiale. Réduire sa consommation de viande est donc essentielle. Alors si vous avez mangé un petit beefsteak dans la semaine, ne choisissez pas l’entrecôte proposée. Préférez si possible un plat sans viande. Les restaurants proposent de plus en plus d’assiettes végétariennes. Goutez-les !

Quant aux poissons, évitez les espèces les plus menacées comme le thon rouge. Pour vous aider, certaines applications comme Etiquettable indiquent si tel ou tel poisson est issu de la surpêche. Pratique !

Refuser les pailles et touillettes en plastique

Ces objets en plastique polluent énormément. Au restaurant, n’hésitez pas à demander votre boisson sans paille et/ou votre café sans touillette. Même chose si vous commandez un cocktail : refusez les décorations qui vont souvent avec.

Prendre de l’eau en carafe

Préférez l’eau en carafe plutôt qu’en bouteille. Les bouteilles d’eau servies dans les restaurants sont certes en verre, et donc recyclables, mais vous pouvez vous en passer. Cela fera moins de déchets.

Demander un doggy bag

Vous avez eu les yeux plus gros que le ventre ? Pour éviter que les restes ne partent à la poubelle, demandez un doggy bag. Vous pourrez emporter votre plat et le déguster à la maison plus tard. Pour l’heure, tous les restaurateurs ne disposent pas de contenants réutilisables, mais à partir du 1er juillet 2021 les professionnels auront pour obligation d’en fournir un aux clients qui en feront la demande.

Des labels pour choisir un restaurant éco-responsable

Pour être certain de déjeuner ou dîner dans un restaurant qui fait attention à la planète, certains labels ont vu le jour :

Ecotable. Ce label, créé par l’association du même nom et lancé le 14 janvier 2019, est attribué aux établissements engagés dans une démarche éco-responsable. Un peu à la manière des étoiles du guide Michelin, les restaurants sont classés selon trois niveaux. Le cahier des charges est très strict. Pour le premier niveau, la carte doit changer en fonction des saisons, proposer au moins un choix végétarien. Il faut qu’au moins 15% des produits soient issus d’une agriculture biologique et/ou de partenariats direct-producteurs locaux, que l’établissement effectue le tri sélectif ou encore que les plats et produits soient élaborés et transformés sur place. Les œufs de poules élevées en cage doivent aussi être exclus de la cuisine. Pour le second niveau, les critères évoluent et d’autres s’ajoutent : au moins 30% des produits doivent être bio et/ou locaux, suppression des pailles, couverts et contenants en plastique, sensibiliser le personnel et la clientèle sur l’importance de l’aspect environnemental. Enfin, pour le troisième niveau, le restaurateur ne doit pas avoir d’espèces menacées de poisson à la carte. La part du bio passe à 50%. Et ce n’est pas tout. À ces critères-là s’ajoutent des badges attribués au restaurant comme par exemple 100 % veggie, 100 % vegan, biologique, flexitarien, locavore, Tupper Friendly ou encore zéro déchet.

« Restaurant Engagé Anti-Gaspi ». Si vous êtes soucieux au gaspillage alimentaire, vous pouvez aussi vous fier à ce label lancé en 2017 par la société Framhein. Pour être labellisé, un restaurant doit s’engager à travailler sur au moins trois des 10 champs d’action suivants : choix dans la taille des portions, présence d’une offre végétarienne, mise en place de menu du jour ou de la semaine, approvisionnement en produits bio et/ou locaux, partenariat avec des associations ou organismes pouvant écouler les produits à DLC trop courte, carte réduite, mise à disposition d’eau filtrée, proposition de Gourmet Bag, tri, collecte et valorisation des biodéchets, communication sur les initiatives anti-gaspillage.

« Fait Maison ». Pour être sûr de déguster des plats faits maison élaborés à partir de produits frais, vous pouvez faire également confiance au logo « Fait Maison ». Il est facilement reconnaissable. Il représente une casserole surmontée d’un toit avec une cheminée. Vous pouvez aussi vous fier au titre « Maître Restaurateur ». Créé en 2007, celui-ci est le seul titre délivré par l’État pour les restaurateurs français. Il certifie que les plats proposés sur la carte sont entièrement faits maison, à partir de produits bruts et frais. Le chef fait appel aux producteurs locaux, utilise des produits de saison, de terroir, etc. Autre gage de qualité : l’appellation « Restaurant de Qualité » du Collège Culinaire de France.  Celui-ci est reconnaissable à ces 14 petites casseroles qui forment un C.

 « AB ». Depuis le 1er janvier 2020, les restaurants qui se fournissent pour au moins la moitié en produits biologiques peuvent être certifiés bio et arborer sur leur devanture le fameux logo « AB ». Plus d’infos ici

Article publié une première fois le 8 octobre 2019.

Victoire Toitot

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