Vêtements de sport : 7 marques éthiques et engagées

En 2021, on se bouge le popotin ! Mais pas question d’acheter n’importe quelle tenue. Cette année, on privilégie des vêtements de sport fabriqués dans le respect de l’Homme et de l’environnement. Pozette a sélectionné 7 marques éthiques et engagées.

Faut-il rappeler que l’industrie de la mode compte parmi les plus polluantes au monde ? Non ? Allez, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal : chaque année, cette industrie émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, soit davantage que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. 4% de l’eau potable disponible dans le monde serait par ailleurs utilisée pour produire nos vêtements. Rien que pour faire un jean, il faut 11 000 litres d’eau ! Des substances chimiques (pesticides, produits à base de pétrole) sont aussi utilisées pour la production des fibres naturelles et synthétiques. Pollution des sols, épuisement des ressources… Les conséquences environnementales sont lourdes. Ça vous choque ? Nous aussi. Et malheureusement, la mode sportive n’échappe pas à cette réalité.

Que faire alors si on a besoin d’une nouvelle tenue ? Faire du sport à poils ? Pourquoi pas, mais pas sûr que Martine du club de gym soit d’accord. Et si vous faites du sport en extérieur, bonjour l’atteinte à la pudeur. On peut en revanche acheter des vêtements de seconde main (vive l’occasion) ou bien parier sur des marques éthiques et engagées. Voici nos sept enseignes coups de cœur.

Gayaskin

Créée par Hélène Deparis et Pradeep Cojandé, Gayaskin propose des vêtements de sport pour femmes : débardeurs, brassières, tee-shirts, leggings. Pour confectionner ses textiles, la marque utilise du PET et du nylon recyclés à partir de bouteilles, filets de pêche, tapis et chutes de production, mais aussi du Tencel, un tissu produit à partir de pulpe de bois d’eucalyptus issu de forêts certifiées FSC ou PEFC. Les tissus, teintures et impressions sont certifiés Oeko-Tex (sans substances nocives pour la santé et l’environnement). Chez Gayaskin, la production est européenne. Les matières premières viennent de différents pays. Les fils et tissus sont par exemple italiens. La confection des vêtements est quant à elle réalisée au Portugal dans un atelier familial.

Côté transport, la marque réduit au maximum son empreinte carbone : « Nous choisissons un transport 100% routier pour acheminer nos tissus jusqu’à notre atelier puis notre production jusqu’à notre lieu de stockage. En 2019, nos productions ont même pu être acheminées via les soutes de cars touristiques non utilisées par les passagers », précise-t-elle sur son site. 

Dans les colis, pas de plastique. La griffe propose même la solution Hipli Colis, l’emballage réutilisable. Ce dernier peut être renvoyé une fois la commande reçue

Gayaskin est une marque profondément engagée. Elle soutient par ailleurs Surfrider Foundation Europe. 1% des bénéfices des ventes est reversé à cette association qui lutte pour la protection des océans.

Plus d’informations sur gayaskin.fr

Crédit photo : Gayaskin

DanceFiber

Si vous faites de la danse, du pilates ou du yoga, voici DanceFiber. Cette marque lancée en 2016 par Lucia Della Putta propose des vêtements confectionnés avec des matières 100 % naturelles (laine et coton biologique). DanceFiber utilise exclusivement du coton certifié GOTS. Pour rappel, ce label garantit le caractère biologique de toute la chaîne de fabrication, de la récolte à l’étiquetage, mais aussi l’engagement social des producteurs et fabricants. La laine provient « d’élevages contrôlés dans lesquels les animaux sont élevés au pâturage biologique et ne subissent aucune maltraitance », assure la griffe sur son site. DanceFiber confie  la confection de ses vêtements à des ateliers en France et Italie dont la qualité et le savoir-faire sont reconnus. Elle ne propose par ailleurs que des petites collections. DanceFiber ne prône pas la « fast fashion », bien au contraire.

Plus d’informations sur dancefiber.com. À noter que DanceFiber a été labellisée Slow We Are.

Nosc

Nosc est une toute jeune marque lancée en 2018 par trois Français : Loïc, Maugan et Nathan. Leur credo : proposer « de l’équipement conçu pour répondre aux exigences de chaque sportif, sans impacter l’environnement ». Basée à Lyon, la start-up propose des vêtements et accessoires pour hommes et femmes à base de matières naturelles et recyclées.  Elle utilise du PET recyclé (de bouteilles en plastique collectées en Auvergne-Rhône-Alpes), du Tencel, mais aussi la technologie GreenFil, une fibre bio-sourcée, obtenue par la transformation de la plante de ricin.  « Une innovation apportant de la technicité dans chaque produit (anti-odeurs, résistance à l’usure, thermorégulation, respirabilité et sans déformation) tout en préservant l’environnement (absence de pesticide et d’OGM, très faible consommation d’eau) », explique Nosc sur son site. La marque fabrique en France, travaille avec des acteurs locaux et certifiés, et fait partie du mouvement international « 1 % For The Planet », qui invite les entreprises à reverser 1% de leur chiffre d’affaires annuel à des causes environnementales.

Plus d’informations sur nosc-sport.fr

Patagonia

Spécialisée dans les vêtements de sport d’extérieur, la marque américaine Patagonia n’est plus à présenter. C’est la griffe incontournable pour une tenue sportive écolo et durable. L’entreprise, fondée par Yvon Chouinard en 1972 et certifiée B-corporation, propose des vêtements en coton bio, en chanvre, en nylon et polyester recyclés ou encore en REFIBRA™, un tissu composé de bois à 80 % et de déchets de coton recyclés à 20 %. Chez Patagonia, l’offre est très variée. On trouve aussi bien des tenues pour l’escalade que pour la glisse. Elle propose des leggings et des joggings pour le running et le yoga dont la confection est « Fair Trade Certified ». Patagonia est une marque très engagée. Elle reverse 1% de ses ventes à des associations environnementales partout dans le monde et se mobilise publiquement dans différentes causes environnementales. La firme a notamment produit de nombreux documentaires comme « Artifishal », un film pour dénoncer les ravages de l’aquaculture. Dévoilé début 2019, ce dernier a été accompagné d’une pétition pour demander l’arrêt des fermes piscicoles en Europe.  Les actions de Patagonia sont nombreuses. On en peut qu’y adhérer ! Plus d’informations sur patagonia.com

Wakae

Autre coup de cœur : Wakae. Lancée fin 2019 par Marie Jagrik, Wakae est une marque de running dont les vêtements sont tous fabriqués à partir de déchets repêchés en mer ou ramassés sur les plages, en Méditerranée et en Atlantique. « Le polyester est l’une des matières les mieux adaptées à la pratique sportive car il sèche vite. Lorsqu’il n’est pas issu directement de la pétrochimie, il peut être fabriqué à partir de bouteilles en plastique broyées en paillettes puis fondues en granulés, explique-t-elle. (…) Wakae va plus loin en incorporant des déchets plastiques repêchés en mer ou ramassés sur les plages dans son processus de fabrication. Il faut une dizaine de bouteilles en plastique dans un vêtement Wakae et la marque espère pouvoir donner une seconde vie à plus de 100 000 bouteilles dans les 3 prochaines années. »

La première collection de Marie se compose des basiques du coureur : tee-shirts, leggings et shorts. Les pièces, légères et résistantes, sont made in Europe. La chaîne de production se déroule entre l’Espagne et le Portugal. « Les vêtements Wakae parcourent entre 3000 et 4000 km maximum » précise la fondatrice sur son site. Les textiles sont ensuite stockés en Picardie avant d’être envoyés.

Wakae, qui signifie « Rester » en Swahili, est une très belle marque à découvrir. La griffe a d’ailleurs remporté le Trophée Perle de Lait 2020 ! Celui-ci soutient les femmes qui ont entrepris un projet engagé ou novateur. Les vêtements étaient disponibles en précommande sur Ulule jusqu’au 11 décembre 2019. Pour les retardataires, pas de panique. Ils devraient bientôt être disponibles sur le site wakae.fr

Crédit photo : Wakae

Circle

Créée par Romain Trébuil et Alex Auroux, Circle Sportswear est une nouvelle marque de sport parisienne destinée aux runners et aux yogis. La collection se compose de 7 pièces dont le design a été imaginé par une communauté active de 500 sportifs : un legging, une brassière et un débardeur pour femmes, un short unisexe, un tee-shirt unisexe, un tee-shirt technique pour les hommes et un tour de cou. Toutes les pièces sont fabriquées en partie à partir de matériaux recyclés (PET et Nylon) et sont 100% recyclables. Elles sont conçues en circuit court, entre l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande, la France et l’Espagne, et sont acheminées par camion. « Aucun cargo. Aucun avion (…) De par leur proximité, aucune de nos matières ou de nos vêtements n’aura pris un autre moyen de transport que des camions roulant à l’éthanol », précise la marque sur son site. La griffe cumule une dizaine de certifications dont Oeko-Tex, Ecolable et Cradle to Cradle, et fait partie du mouvement international « 1% For The Planet ».

Circle lancera bientôt Circle 360, un abonnement comprenant des vêtements garantis à vie, un accès à des masterclasses sport et écologie, etc. « Circle 360 a pour objectif de créer une communauté globale de runners, yogis, sportifs engagés et guidés par une passion commune : le respect de l’environnement. »

Pour en savoir plus sur Circle et pour se préinscrire au Circle 360, rendez-vous sur circlesportwear.com

Crédit photo : Circle Sportswear

Caur

« Plus de transpiration, moins de pollution », tel est le credo de Caur. Lancée en septembre 2019 par Romain Guyot, Caur propose des vêtements de sport non genrés (legging, brassière, cycliste, débardeur, short) conçus à partir de matières et composants recyclés ou issus de la culture biologique. La marque utilise du coton certifié GOTS, du polyester recyclé (bouteilles en plastique PET post-consommation) ou encore du Power Jersey certifié Oeko-Tex, « une matière technique durable faite à partir de la fibre de Nylon régénéré ECONYL® ». Caur travaille avec des usines éco-certifiées. La production se situe au Portugal. « Aucun produit nocif n’a été utilisé dans le processus, que ce soit au niveau de la production du tissu ou de la manufacture du vêtement », assure la griffe, également membre du réseau « 1% for the Planet », sur son site. Pour en savoir plus, rendez-vous sur caurparis.com

Marine Vautrin

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