Supermarchés : vers 100 % de fruits et légumes français

Pour soutenir les producteurs impactés par la crise du coronavirus, les enseignes de la grande distribution s’engagent à s’approvisionner en fruits et légumes français.

Mardi 24 mars, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a demandé aux enseignes de la grande distribution de s’approvisionner en produits français. Objectif : soutenir les agriculteurs et producteurs de l’Hexagone pénalisés par la fermeture des marchés et des restaurants. L’appel de solidarité a été entendu. Selon Les Échos, les grandes surfaces, pour la plupart déjà engagées avant la crise, vont redoubler d’efforts pour proposer des fruits et légumes origine France. « Toutes les chaînes sont en train de passer à un approvisionnement français. Les produits étrangers qui sont présents en rayon seront écoulés mais après il n’y aura pas d’approvisionnement hors de France », explique la Fédération du commerce et de la distribution, précisant le maintien des prix accessibles.

Fraises espagnoles et autres produits importés disparaîtront donc progressivement des étals. Les fruits et légumes cultivés en France, notamment les fraises et les asperges, seront quant à eux mis en avant dans les supermarchés.

Parmi les enseignes mobilisées : Carrefour, Intermarché et Leclerc. Sur son blog Michel-Édouard Leclerc a annoncé « stopper toute autre origine que France sur les filières asperges, tomates et concombres. Idem pour la fraise française, qui sera poussée en priorité ». Il indique aussi que « tous les prospectus donneront la priorité à l’origine France, malgré les commandes antérieures. Il en sera ainsi à chaque fois que c’est possible, c’est-à-dire dans l’immense majorité des cas. Il pourra encore y avoir ici ou là, dans certains magasins, quelques produits d’origine étrangère (il faut bien honorer les contrats passés et il y a un délai de calage !), mais ce sera anecdotique ».

La filière pêche aussi soutenue

Les enseignes ont aussi décidé de soutenir la filière mer, aussi fortement touchée. « Le groupe Carrefour s’engage auprès de plusieurs mareyeurs dont le groupe Océalliance, premier acteur Français, pour soutenir la pêche Française en garantissant des volumes et des prix d’achat sur une dizaine d’espèces majeures dont le maquereau, la sardine, la julienne ou le merlan », a annoncé dans un communiqué le groupe. Leclerc a également pris des mesures : « fin de toutes les importations pour privilégier la seule offre française, prix d’achat convenu avant le départ en mer et engagement à acheter 100% de la capture. » L’enseigne Intermarché a quant à elle ses propres bateaux.

Pourvu que ça dure…

Victoire Toitot

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Commentaires

1 commentaire
  1. Bravo ! Super intéressant !
    Jai transféré à mon frère qui a commencé ce matin à travailler dans des serres d’agriculture bio en Charentes…

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