Autocollant « Stop Pub » non respecté : quelles solutions ?

Vous avez mis un autocollant « Stop Pub » sur votre boîte aux lettres et vous recevez toujours des prospectus ? Voici ce que vous pouvez faire.

La boîte aux lettres regorge de documents en tout genre. On peut trouver une carte postale de tata Janine en vacances à Saint-Malo, un colis, une lettre de sa banque, de son assurance, une belle enveloppe bleue des impôts (la tant redoutée), mais aussi et surtout des prospectus, des publicités, des flyers et des catalogues. Ces papiers, appelés imprimés non adressés (INA), envahissent nos boîtes en métal. Chaque année, un foyer français recevrait en moyenne 30 kilos de pubs. Jugés inutiles, ces prospectus atterrissent souvent à la poubelle. Pour l’environnement, on connaît mieux ! Selon le site Stoppub.fr, 13,4 millions d’arbres ont été abattus rien que pour fabriquer ces publicités en France en 2018. Un vrai gâchis ! Quant à leur recyclage, seulement 59% d’entre eux ont été recyclés l’an dernier. Les autres ont été incinérés ou enfouis dans des décharges.

Pour éviter toute cette paperasse, l’idéal est donc d’apposer un autocollant « Stop Pub ». Mais ce sticker, censé signifier que l’on ne souhaite pas de publicités, n’est pas toujours respecté. Certains distributeurs jouent les aveugles et continuent d’inonder nos boîtes à lettres de prospectus. Ces derniers jouent pourtant gros puisque « le dépôt de publicités dans une boîte aux lettres équipée d’un Stop Pub est passible d’une amende de 450 euros (multiplié par 5 pour les personnes morales », rappelle l’ONG Zero Waste. À partir de 2021, cette amende passera à 1 500 euros ! Que faire alors ?

Des solutions pour faire respecter son « Stop Pub »

Si vous avez reçu une pub d’un commerçant de votre quartier (restaurant, agence immobilière, pressing), rapportez-lui le papier et rappelez-lui que le fait de déposer un prospectus dans une boîte aux lettres marquée d’un « Stop Pub » constitue une infraction. Cela devrait le dissuader. Si après 15 jours vous recevez toujours les mêmes publicités, déposez une plainte au commissariat « pour l’infraction pénale décrite à l’article R633-6 du code pénal », précise-t-on sur le site Stoppub.fr.  

Pour les publicités venant de grandes entreprises, comme les supermarchés, contactez la société qui s’est occupée de leur distribution. Si cela persiste, vous pouvez le signaler en ligne via ces formulaires disponibles ici, ou envoyer une lettre de signalement aux entreprises de distribution. Zero Waste France propose un modèle ici. Autre solution : interpeller les enseignes sur les réseaux sociaux. Ce type de message, vu par des milliers d’internautes, nuit à leur réputation. Elles devraient réagir rapidement.

Enfin, si vous avez reçu une pub à votre nom et à votre adresse, sachez que l’autocollant « Stop Pub » ne marche pas car vous avez sans doute donné votre accord pour être inscrit sur une liste de diffusion. Vous pouvez demander par courrier votre radiation en vous inscrivant sur la liste Robinson UFMD à cette adresse : Liste Robinson UFMD, 1 rue François Vidal, CS 30238, 33506 Libourne CEDEX. Sachez également que l’autocollant « Stop Pub » ne fonctionne pas avec les magazines de collectivité ou de mairie, ni avec les tracts politiques. Ces documents ne sont pas considérés comme de la publicité.

À noter qu’il est aussi possible de se tourner vers des groupes Facebook pour dénoncer les entreprises qui ne respectent pas l’autocollant. Parmi eux, on retrouve « Balance Ta Pub Strasbourg ». Sur cette page, créée par l’association Zéro Déchet Strasbourg, les habitants de la commune postent de nombreuses photos. Le compte totalise actuellement quelque 1067 membres.

Victoire Toitot

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Commentaires

2 commmentaires
  1. Bonjour,

    Qu’en est-il pour les tracts et magazines politiques?
    Quelles solutions s’offrent à nous pour empêcher qu’n en glisse dans notre boîte aux lettres?

    Bien cordialement,

  2. Bonjour,
    Malheureusement, on ne peut rien faire contre les tracts politiques (en période électorale).

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